07/10/2006
où trouver mes livres et mes videos ?
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19/09/2006
L'effondrement du temps - extraits (3)
UN JOUR EST ÉGAL À TOUS LES JOURS :
LA LANGUE DE L’ŒIL DANS LE MUR DU TEMPS
« Réaliser », « mettre-en-scène », « tourner » et « monter » un film, ou comment laisser se produire un microcosme du mouvant de la vie devant l’œil-écoute-caméra : cela requiert une immense patience, patience de l’attention intensive du Vivant concentré par la coïncidence magique d’intérêts pluriels et contradictoires, explicites et secrets. Car laisser activement se produire le jaillissement créateur du silence moteur, c’est laisser se condenser le monde devant l’œil-écoute d’une caméra numérique, ou bien utiliser la pellicule argentique comme un réceptacle de cristallisation des sels où, photogramme après photogramme, viennent s’in-former les états matériels de la lumière qu’on nomme ses formes-couleurs. Nous utilisons ces deux supports techniques d’enregistrement et de projection, car nous avons découvert que nos vies mêmes sont les formes figurantes de l’abstraction de la lumière blanche qui, tel un diamant, se pro-jette et se condense pour se feuiller en forces-couleurs jusqu’au noir.
Les pratiques cinématographiques, plastiques et littéraires, sont autant de moyens de nous laisser perforer, pénétrer, pour ouvrir à des expériences-limites/hors limites qui ébranlent jusqu’à la primauté de la jouissance sexuelle éphémère.
Il y a pour nous une expérience de la lumière qui se dégage des états psychiques du cosmos. Ainsi ne versons-nous pas dans le réductionnisme bio-psychique des neurosciences en vogue, mais, tel le peintre devant la nature, nous voyons que tous les états de l’humain, multiples et contradictoires, sont l’expression de la ré-pression ou dé-pression d’une chimie des états de la lumière, qui se concentre en diverses densités de structure du diamant prismatique. Pour l’Œil de cette vision, la forme humaine est une formation, une projection cinématographique de la chimie des matériaux de la lumière que la p(a)nsée réfléchit en images-mots selon son mode mural de di-vision tragique.
Cinécrire maintenant dans la préparation du cadre, de la page, pour un plan, une phrase comme pour le mouvement d’un pinceau par la main, d’une portée musicale dans son écoulement… Quel que soit le médium d’ex-pression, nous sommes respirés par le rythme du souffle dans le regard qui vise le support, le rapport à l’établi —
Je suis seul (peuplé ?) dans le mouvant du regard de l’attention, de l’intention de la vie par le souffle — seul — du moins en appren-tissage ? — dans le stylo qui grave, sur la page, des signes de la langue inscrite — déjà ! — à l’œilleton de la caméra, dans les poils du pinceau, du burin, ou de toute autre pratique artistique
. c’est maintenant que seul tu lis et vois, littéralement et dans aucun des sens, ce-qui-là est en train de se tourner –
15:55 Publié dans l'effondrement du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, effondrement, livre, art, cinéma, écrire, écriture
17/09/2006
L'expérience nUe - extraits (3)
ni dedans ni dehors
agonie douloureuse du refus de ce-qui-est (paraît ?) — en cours, langue vrillée dans la douleur convoqué je suis dans le compost des ruines-du-temps qu’un feu VIOlent assaille de toutes parts mourir de ne pas (être) - mort ne serait-ce pas plus juste d’écrire : ne plus (être-
là) douleur impose la fulgurance d’une intuition du dé-sastre STOP
(ces mots construisent un mur systématique du refus de l’épreuve)
*
le verbe « être » revient telle la ritournelle de mon absence en creux de son affirmation
de faire sens,
sens d’essence ? tandis que les sensations fusent dans l’espace se déréalisent fuguent esquissent entonnent puis tonnent de leur stridence dans un cortège d’endeuillé que réfrène la mentale
les la(r)mes le drame dans la ouate nOn dans le caillou le caillou le caillou le sang caille les yeux nuisent la langue fourche la cruche
renforce son anse chevaux, aboient les herbes cheveux du rêve d’un coquelicot qui pousse près d’une statue
le 3
(les secondes sont aiguilles douleur d’anguille torture le limon vestiges de la condition pourtant le vent ce vertIge des vertèbres décalées
le rêve rêvE sans trêve de la chaise où je buissonne)
incinérer dans l’incinérateur de vaulx-le-pénil près de melun. la meute des habitants de l’atmosphère vient aboyer aux portes de la chair MEUL
bateau en peine d’amarrage
épouvantail dans un champ ’ordure moderne
STOP
, quelle impuissance face à la machine militairopolicière de l’industrie du mourir en cours
ancrer l’encre des lettres nON les concasser les déplier noN me broyer et me,
écrire crisse sur l’ardoise des comptes au débit de la mort (suis-je)-trom bois hu(r)lant de la langue des ourlets de mes chairs du cadastre des pages mairie l’état civil ricane
jusqu’à l’os
ci-gît-je / cave d’existence. somnolent les étages compliés d’un passé à venir en marche pas-je(t) jailli d’obsolescence l’enfant paille faill’d’feu où la mental’(ac)corde les accidents au noël de l’art
14:05 Publié dans l'expérience nUe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, philosophie, artistique, ecriture, livre






