17/09/2006

L'expérience nUe - extraits (3)

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le 2


ni dedans ni dehors
agonie douloureuse du refus de ce-qui-est (paraît ?) — en cours,           langue vrillée dans la douleur          convoqué je suis dans le compost des ruines-du-temps qu’un feu VIOlent assaille de toutes parts             mourir de ne pas  (être) - mort   ne serait-ce pas plus juste d’écrire : ne plus (être-               
            ) douleur impose la fulgurance d’une intuition du dé-sastre     STOP
(ces mots construisent un mur systématique du refus de l’épreuve


*

le verbe « être » revient telle la ritournelle de mon absence en creux de son affirmation
de faire sens,
sens d’essence ?     tandis que les sensations fusent dans l’espace se déréalisent fuguent esquissent entonnent puis tonnent de leur stridence dans un cortège d’endeuillé que  réfrène la mentale
    les la(r)mes le drame dans la ouate nOn dans le caillou le caillou le caillou le sang caille les yeux nuisent la langue fourche la cruche
renforce son anse        chevaux, aboient les herbes       cheveux du rêve d’un coquelicot qui pousse près d’une statue





le 3


(les secondes       sont aiguilles       douleur    d’anguille torture le limon vestiges de la condition     pourtant le vent     ce vertIge des vertèbres décalées
dents déchaussées  de la fourrure des nerfs         vertige puis-je l’écrire mais encore perte des versants où conversent les positions du (teMps-de-ch’air) et chuintent chiasmes aux encornUres d’un livre somnifère             j’entends ce que de caresse les larmes du feuillage           cèd(r)e du liban où     (je)    m’efforce mais mets de moi m’aiment ces papilles d’où foisonnent toutes les sensations enfouies et,
le rêve rêvE sans trêve de la chaise où je buissonne)

incinérer dans l’incinérateur de vaulx-le-pénil  près de melun.   la meute des habitants de l’atmosphère vient aboyer aux portes de la chair     MEUL
        bateau en peine d’amarrage        
épouvantail dans un champ        ’ordure moderne
                    STOP


, quelle impuissance face à la machine militairopolicière de l’industrie du mourir en cours
ancrer l’encre des lettres     nON     les concasser les déplier  noN  me broyer et me, 
écrire crisse sur l’ardoise des comptes au débit de la mort (suis-je)-trom         bois hu(r)lant de la langue des ourlets de mes chairs            du cadastre des pages                 mairie                l’état civil ricane
jusqu’à l’os
        (enfermé reclus forclos ni dedans ni dehors l’air         au loin l’imagin’aire brûle ses ordures la ville glapit geint maugrée malgré / mal) 
 
 
 
 
 
le 4


ci-gît-je / cave d’existence. somnolent les étages compliés d’un passé à venir en marche         pas-je(t) jailli d’obsolescence     l’enfant paille         faill’d’feu     où la mental’(ac)corde les accidents au noël de l’art
,     l’—  équinoxE broue de noix étiage des noirs étagères de rouge (chairs) collées à la vitre (ces cascades de sanglots cascades dégradés des calcaires de la peine faille sur faille faillite dans faillite peine capitale)     vitrail percé par le soleil sa Pointe ondulatrice dans les fibres des nerfs sur-aiguisés d’attente              fourbe           clOUés d’inextinguible                 affolés          des moindres particules / composés de l’atmoSphère qu’azote toux oxygènE hydrogène dribble cobalt que dis-je « classique : le monde est un changement permanent, un monde meurt, un autre naît et, par conséquent la naissance n’est pas une genèse et la mort n’est pas une destruction. »