08/06/2006
L'expérience nUe - extraits (2)
ni dedans ni dehors
(l’espace de l’espèce-en-nœud)
appartement 2035844 d’une rue de melun,
france
au microcosme de cette ville nulem
où
la pensée-monde livre sa guerre à la
nature contre l’humain contre son rêve
contre tout espoir et contre toute attente
(l'absinthe)
où
les pouvoirs publiques éveillent à
l’impuissance radicale de changer le
monde dans son progrès vers le mur
où
l’écrivain en manque d’air (t)roue et se
trou(v)e par râclure-râture-décomposition
dans la langue d'un souffle sans
composition d'atmosphère
la DOULEUR ne pourra être vécue éternellement dans son retour quatro il faudra bien que le cube soit lancé contre la vitre du ciel il faudra bien quatro que l'espace de ton jeu et de ton tempos dans l'écoulement du sang se fracasse contre le blanc
la lumière violette
le 2
ni dedans ni dehors
agonie douloureuse du refus de ce-qui-est (paraît ?) — en cours, langue vrillée dans la douleur convoqué je suis dans le compost des ruines-du-temps qu’un feu VIOlent assaille de toutes parts mourir de ne pas (être) - mort ne serait-ce pas plus juste d’écrire : ne plus (être- là) douleur impose la fulgurance d’une intuition du dé-sastre STOP
(ces mots construisent un mur systématique du refus de l’épreuve)
*
le verbe « être » revient telle la ritournelle de mon absence en creux de son affirmation
de faire sens,
sens d’essence ? tandis que les sensations fusent dans l’espace se déréalisent fuguent esquissent entonnent puis tonnent de leur stridence dans un cortège d’endeuillé que réfrène la mentale
les la(r)mes le drame dans la ouate nOn dans le caillou le caillou le caillou le sang caille les yeux nuisent la langue fourche la cruche
renforce son anse chevaux, aboient les herbes cheveux du rêve d’un coquelicot qui pousse près d’une statue
13:19 Publié dans l'expérience nUe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Je viens de lire votre livre, l'expérience nUe.
Voici je livre l'expérience de lecteur à même les mots qui suivent:
L’experience nUe :
L’audace obligatoire
lorsqu’il y a urgence – criante
y aurait-il au fond de notre langue française une langue de syllabes, aléatoires,
qui peuvent souffler et délivrer un nœud de non-sens qui fait mal ?
syllabes de grognements, de grattages, d’affolement devant l’effondrement d’un sens : celui de savoir que nous serions possesseur d’un langage qui peut orienter ce que nous serions SI nous avions un c o r p s
cette idéeentité chair que l’on paie SI chère, a même une peau, afin de nous entendre dire :
je ne suis pas cela
comme un cri de l’éclair
douleur, sainte douleur ? baume que de poison, où seule une liane végétale de syllabes sans langue vient poser et tendre son suc, main glaciale ou brûlante, jusqu’à se relever de notre angoisse asphyxiante, surtout si l’on ne peut plus peux plus respirer et qu’être en chair et en os c’est d’abord respirer, alors dans ce respir, la liane d’un autre parler. Mais parler qui ne dit pas, qui avoue qu’il ne peut pas dire car les mots, là, ne disent rien qui vaille, mots-enclumes, mots-croyances, carrefour du mal-être, mots-pagailles, fausse sensation abrutie par une affirmation tyrannique qui DIT cela est ainsi, tout en faisant comme si cela n’était pas, mots-gigogne, mots-buvards. Cette chair comme l’ombre du mot, l’ombre fuyante rattrapée par l’accélération sensitive.
Plus de sensibilité, plus d’affects (autre maladie des mots qui respirent trop vite) mais sensitivité, ici, immédiatement.
Quel apprentissage !
Entendre qu’en fait, nos territoires de connaissance, aussi hauts soient-ils, sont des territoires qui n’ont pas été ensemencés par une autre intensité du dire, et que l’humain croyait que cela ne pouvait pas se dire jusque là : alors il posa des lois, des codes, des méthodes, des turbines, des camions, des choses, des objets ; ces prolongements projectiles qui nous reviennent avec l’asphyxie et la contrainte de voir.
Découvrire que les citations des pointes philosophiques et/ou littéraires sont des territoires qui nous agissent, des pensées-dogmes, des notions d’espace et de sensation.
Parce que nous ne sentirions pas ce que nous ne sommes pas nous aurions construit des tours d’objets, qui nous tournent autour comme des insectes, pour dans l’asphyxie sentir que cette forme cet objet, nulle chose n’est ce que…je. suis .,
Que cette route en déroute où miasment les turbines de nos aires contrariés, cette route d’infortune déchirante jusqu’au cri de vivre dehors, cette route serait la trace de notre absence à lire sans interpréter, à sentir une syllabe sans en fer une phrase cousue de fil noir, a ?!
Et que ce monde des choses en fer est l’imaginaire que nous avons fomenté sans le se-voir, prolongement de notre manière de se-croire une chose définitive, chose-corps-moi-donc-fini, du métal-je du ciment de soi, de l’air pourri de penser que c’est comme ça qu’il faut vivre dans une ville qui n’est pas soi, et que nous serions un je-libre-penseur ; car la pensée se croit indépendante et libre, le penseur de la pensée qui dit : je., et veut manipuler les formes les choses les usines les pompes : shadocks contre gibus.
Par conséquent et fluide ment la forme est remise en jeu, la syntaxe, la ponctuation, les caractères, la mise en page, puisqu’après tout nous nous sommes pris pour un livre fermé avec 13 articulations, et 26 lettres ; un autre livre toujours nouveau, dans le principe en tous les cas, s’impose.
Trois parenthèses laissent un goût d’énigme, d’erreur, d’essai, d’expérience, de trouble enfin. Et dénoncent un conservatisme inséré dans le langage (l’inconscient ?), une grammaire et une syntaxe qui serait la loi définitive, jusqu’à permettre à certaines exceptions d’avoir lieu sous certaines conditions, mais qu’au fond la langue serait déjà écrite depuis tous les temps, et que nous serions donc en-fermé dans une langue morte.
(et je vois une affiche dans la rue : La mythologie est-elle une langue morte ?)
Alors d’où pourrions-nous et d’où sommes nous amenés à laisser sourdre autre chose qui puisse se dire ? Dans un impossible qui tient de l’asphyxie, voici ce que nous dé-livre l’expérience nUe. Et qu’il y a là (U)ne
La mythologie grecque peint des corps beaux, équilibrés, symétriques et harmonieux ; pendant que cette philosophie donne les leçons de morale et d’un bon penser pour vivre bien. La bombe atomique livre le Buto au formes desemparées et le dadaïsme, jusqu’à déconstruire tout aujourd’hui, surtout l’ humain, mais de quelle manière : le réduire à l’état d’ordure. Or. Dur. C’or sur ; mor sur e. (u
Aujourd’hui le surréalisme du réalisme urbain est criminogène et parler est devenu complice, plus que trou t.r.o.U , u pou uvrir autre chose qu’’Un O fermé classique et harmonieux, le U du cul de l’uvert jusqu’au plUs fermable des lieux afin de laisser tomber les formes et respirer délivré du poids d’avoir mangé tant de phrases-formes qui asphyxient l’interne d’une phrase forme, la chose a chu(e
...
ainsi de suite jusqu'à la seconde lecture que déja j'entame
Ecrit par : vin vent vrombissant | 08/06/2006
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