15/11/2004

Apories de passage - 7

Si nous pouvions voir comment “nous sommes pensés”, nous réaliserions combien tout ce qui se dit de nous est pensé sans “je”. Celui qui dit “je”, n’est-ce pas celui qui dit “je” en se dissimulant dans le jeu du “je” pour mieux penser “tu” ? Rhétorique du désir !

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En fait nous ne désirons que la mémoire de notre désir de “je” qui se diffère dans “tu”. C’est pourquoi l’autre est notre duplicité complice. D’où l’enfermement de la relation désirante ?

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Qui dit “je” ne se pense pas ? De là l’horrible question du “Qui suis-je ?”.