07/10/2005

Apories de passage - 6

Si la mémoire est le mode de fonctionnement pour la vie, alors celle-ci n'est que le spectre d'elle-même. Et l'originaire de nos vies, n'est-ce pas ce que nous sommes aujourd'hui ? C'est-à-dire des fantômes en guerre contre des fantômes !

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- “La pensée est mémoire et aucun instant présent ne peut percer la trame” !
- Si cela est le fait inviolable, alors nous sommes les corps, non pas d'un héritage passé où il y aurait eu du présent, mais d'un toujours passé sans avenir qui conditionne notre comportement spectral, vampirique et morbide du moment... d'où toutes les commémorations de guerres qui fondent le drapeau des nations !

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La texture même du fait de penser est hantise ; celle-ci ne massacre-t-elle pas nos psychés et nos corps ? La cause de la souffrance ne serait donc pas dans l’héritage familial et culturel... mais dans la texture “auriginaire” de la pensée qui est collée à notre naissance ! Toutes les sciences de l’homme ne sont alors que les anecdotes de la texture de trame de cette “chose” qui nous scotche au film des fantômes !

06/10/2005

Apories de passage - 5

Lire un texte, n'est-ce pas prendre ombrage, éprouver une blessure non-avouable du fait que le texte ne pense pas comme nous désirerions qu'il pense ? Quand nous lisons, ne réagissons-nous pas impulsivement à ce qui va contre notre pensée du moment ? Ne serait-ce pas une question de vie ou de mort ?! Attaqués, nous nous défendons par une contre-attaque de pensée. Les écrits sont autant de coups de canon sur un champ de bataille où les lecteurs et lectrices se vivent en ennemis. Les guerres ne sont-elles pas déjà dans nos bibliothèques ?

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Le non-lu de nos lectures est en exacte correspondance avec notre incapacité à nous lire dans ce qui se refuse à la lecture ; d'où le jugement réactif qui oblitère le contexte concret du texte. Ce qu'il dit ne dérange-t-il pas ce que nous pansons déjà de ? Pourquoi ne pas nous avouer que toute expérience est expérience de la limite de notre pensée face à ce que nous ne désirerions pas qu'elle pense ?

04/10/2005

Apories de passage - 4

Le connu devient un inconnu qui se révèle à chaque là.

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Terreur de la pensée qui désire prendre le temps dans les accélérés de la fuite — d'où les dogmes !

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L'aporie est l'Acte en chaque événement.

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La pensée désire le non-dit.

02/10/2005

Apories de passage - 3

Être - non-être - immuable - mouvement - temps - espace : des catégories de la pensée. La pensée enlevée, qu'est-ce qui reste ?

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- on ne peut pas vivre sans pensée ?
- comment la pensée peut-elle panser le contraire ?

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Le philosophe désire toujours panser. Voilà pourquoi il se refuse à être trouvé. Même lorsqu'il panse la mort, il ne s'invite pas à méditer, à tomber dans l'accident de cette pensée. La crise serait trop insupportable, semble-t-il ! Ne se protège-t-il donc pas de la souffrance ? Se peut-il que le philosophe soit trop vert pour mourir ?



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01/10/2005

Apories de passage - 2

Le cinéma comme miroir du cinéma mental.
La plus complexe technologie au service de Narcisse.

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Dès qu'il y a affirmation, il y a négation par son contraire qui s'affirme.

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Le temps contre l'éternité ? Pensée de temps ! Pensée d'éternité ! Pensez donc la pensée contre le panseur, vous verrez !

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Et si le désir ne désire que son désir ? (délire ?) — Ne serait-ce pas là notre plus grande jouissance de cercle ? Souffrance !

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La perception ?
Le moment froid des certitudes imaginaires !

30/09/2005

Apories de passage - 1

L'image est une illustration privative de la Puissance-vivante qui. Elle ne peut s'enclore dans une empreinte bien qu'elle fasse signe sans laisser de trace.

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Le sens absente l'absence de la présence qui ne se re-présente pas !

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Le possible impossible de la mort s'éprouve à chaque instant du fait que l'Acte-de-vision foudroie la pensée-cadavre.
- c'est-à-dire ?
- que

15/11/2004

Apories de passage - 7

Si nous pouvions voir comment “nous sommes pensés”, nous réaliserions combien tout ce qui se dit de nous est pensé sans “je”. Celui qui dit “je”, n’est-ce pas celui qui dit “je” en se dissimulant dans le jeu du “je” pour mieux penser “tu” ? Rhétorique du désir !

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En fait nous ne désirons que la mémoire de notre désir de “je” qui se diffère dans “tu”. C’est pourquoi l’autre est notre duplicité complice. D’où l’enfermement de la relation désirante ?

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Qui dit “je” ne se pense pas ? De là l’horrible question du “Qui suis-je ?”.